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Lettre à MM. LAMBERT et BOULARD.

.Le 23 avril 2013

Monsieur,

J'ai lu votre rapport, rédigé sur l'intérêt de limiter les normes. Je dois vous préciser immédiatement que j'approuve totalement vos analyses. Pour moi, une seule norme qui n'existe pas pourrait remplacer toutes les autres. C'est peut-être une boutade mais c'est quand même ce que je pense être la vérité : une norme définissant le bon sens.

Car ce bon sens fait cruellement défaut dans notre administration. De plus, sans vouloir être accusateur mais seulement lucide, il est parasité par la corruption.

Je suis à l'origine de votre 20ème proposition puisque Monsieur Gérard COLLOMB, Sénateur Maire de LYON et Président du Grand Lyon a posé sa question à ma demande. Votre analyse et le texte qui en découle sont suffisamment précis pour être compris par tous les citoyens de bonne foi. Cependant, un responsable d'une association de handicapés visuels a essayé de semer la confusion par une analyse perfide qui a entraîné des réactions de certaines associations d'aveugles qui lui ont fait confiance.

Je vous informe que j'ai participé au groupe d'étude des messages des répétiteurs de feux piétons pour les aveugles au ministère des transports de 1999 à 2002 et que l'association en question était opposée aux messages parlés qui existaient avant cette normalisation. Elle tient donc actuellement à occulter la possibilité de revenir aux messages parlés sur les deux phases du feu piétons comme c'était avant la norme. Intox, bien sûr.

Mais je vais apporter une précision qui va dans le sens de votre analyse. A la suite d'une manifestation d'aveugles organisées en mai 2000 à l'Arche de la Défense, où se tenaient les réunions du groupe d'étude, le Ministère des transports à bien voulu recevoir une délégation que j'ai présidée. La chef de Cabinet de Monsieur GAYSSOT alors ministre, a décidé de faire faire un audit, remarquablement exécuté par Monsieur MOREAU de SAINT MARTIN dont la conclusion rejoint la vôtre : chaque maire décidera des messages à installer après consultation de la population concernée. Le ''bon sens''.

Mais des intérêts commerciaux ont poussé les autorités administratives responsables à ne pas tenir compte du travail accompli dans cet audit. L'intérêt des aveugles passaient aux oubliettes. Avec la complicité de certains responsables d'association de malvoyants.

Si vous en avez encore l'opportunité, examinez les textes qui obligent à utiliser des feux R25 dans les traversées piétonnes des voies du tramway, vous serez confondu par la stupidité de cette invention qui met en danger, non seulement les aveugles mais aussi les déficients mentaux légers à qui il a été appris le déplacement en ville. Mais il est bien évident que ces préoccupations n'effleurent même pas les inventeurs du Centre d'Etude sur les Réseaux, les Transports, l'Urbanisme et les constructions publiques qui ignorent les textes du code de la route.

Cette lettre, et votre réponse éventuelle, seront publiées sur le site de l'association dans le délai de quinze jours.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma parfaite considération.

Le président Jean GREZAUD Vice président du Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées du Rhône