ARNAUD MONTEBOURG
DEPUTE DE SAONE ET LOIRE
Monsieur Jean GREZAUD
Président Union Nationale des Moins Valides
14, Chemin des prairies
69850 DUERNE
Louhans, le 24 juillet 2008
DCI08-657
Monsieur le Président,
J'ai bien reçu le courrier que vous avez souhaité m'adresser afin de me faire part des inquiétudes de vos adhérents quant aux modifications réglementaires qui pourraient intervenir dans les zones urbaines à vitesse limitée, dites "zones 30 ".
J'en ai pris connaissance très attentivement et je vous en remercie.
Alors que le décret que vous évoquez dans votre courrier n'a pas encore été publié au Journal Officiel de la République Française, je suis intervenu personnellement et dans les formes les plus officielles auprès de Madame Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, par une question écrite dont je vous communique d'ores et déjà le texte à paraître au JO.
Naturellement, je ne manquerai pas de vous tenir informé de la réponse du gouvernement dès qu'elle paraîtra à son tour.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'expression de ma considération distinguée et de mon cordial dévouement
Arnaud MONTEBOURG
Louhans, le 22 juillet 2008
QUESTION ECRITE
M. Arnaud Montebourg appelle l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur la possible évolution de la réglementation relative à la mise en place de " zones trente" en ville dans lesquelles les trottoirs, les passages pour piétons et les feux de circulation seraient supprimés. Les associations et notamment l'Union nationale des moins valides sont inquiètes des conséquences de telles modifications pour les personnes aveugles ou malvoyantes qui perdront par l'absence de repères habituels, toute notion d'autonomie dans leurs déplacements. De même les personnes âgées qui n'ont pas la mobilité suffisante se réfèrent systématiquement aux passages protégés pour traverser les voies de circulation et pourraient se trouver déstabilisées par l'absence de tels repères. Loin de refuser les " zones trente ", les associations s'inquiètent de la disparition des moyens donnés aux personnes malvoyantes de se situer et d'être protégées dans leurs déplacements. Il lui demande en conséquence de lui indiquer quelles mesures seront prises afin d'apaiser les inquiétudes des moins valides dans les " zones trente ".